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Moins de symptômes du tractus urinaire chez les hommes

Les symptômes des voies urinaires inférieures, y compris les symptômes de miction, de stockage et de postvironnement, sont observés chez la moitié des hommes de plus de 65 ans et nuisent à la qualité de vie et aux activités de la vie quotidienne.1

Le traitement varie de l’attente vigilante (surveillance active et surveillance) à la prise en charge médicale et chirurgicale. Bien que des indications absolues existent pour la chirurgie, y compris persistance persistante, symptômes sévères et insuffisance rénale secondaire, l’expérience récente de la pratique clinique suggère que la plupart des patients n’ont pas besoin de chirurgie à long terme et peuvent être pris en charge par des mesures conservatrices. Le BMJ de cette semaine, Brown et ses collègues rapportent le premier essai contrôlé randomisé sur l’effet de la formation en autogestion en tant que traitement de première intention chez les hommes présentant des symptômes du tractus urinaire inférieur.

Les symptômes associés à l’obstruction de la vessie due à l’hyperplasie bénigne de la prostate histologique varient en nature et en gravité. Actuellement, environ un tiers des patients au Royaume-Uni sont gérés avec une attente vigilante.5 Les chiffres sont probablement similaires à l’échelle internationale car cette stratégie de gestion est recommandée par plusieurs associations urologiques internationales et l’Institut national britannique pour la santé et les preuves cliniques. Cependant, cette forme de gestion n’est pas standardisée. Le type et le moment de cette surveillance varient, et il s’agit souvent d’une revue occasionnelle des symptômes. Les professionnels fournissent souvent des quantités variables de conseils, les infirmières spécialisées en continence fournissant le plus.

Ces dernières années, la relation patient-médecin a changé. Les patients souhaitent de plus en plus jouer un rôle plus proactif et se considèrent comme des consommateurs et non comme des bénéficiaires passifs des soins de santé. Naturellement, les hommes préfèrent souvent recourir à des mesures conservatrices pour contrôler les symptômes plutôt que de prendre des médicaments à long terme ou subir des interventions chirurgicales pouvant avoir des effets indésirables à long terme, en particulier sur la fonction sexuelle. . Permettre aux patients de pratiquer la gestion de soi les encourage à assumer une plus grande responsabilité de leur condition, de son traitement et de ses effets sur leur vie.6

Le procès de Brown et ses collègues montre que sur une période d’un an, 80% des hommes peuvent être gérés avec succès par une attente vigilante4. Ces auteurs définissaient les composantes de l’autogestion en utilisant un processus de consensus de recherche et développement. adapté au patient individuel sur les causes et l’évolution naturelle des symptômes du tractus urinaire inférieur; réassurance concernant les problèmes de cancer de la prostate; et des conseils sur la gestion des liquides, la toilette et la rééducation de la vessie. Fondamentalement, le programme aide à promouvoir le changement de comportement en utilisant des techniques telles que l’établissement d’objectifs et la résolution de problèmes, et en fournissant des stratégies d’adaptation pour le patient de manière structurée par le biais de séances en petits groupes.

La mise en œuvre d’un tel programme serait facilitée par la formation des cliniciens à acquérir de nouvelles compétences, telles que les techniques cognitivo-comportementales.6 Dans d’autres conditions chroniques, l’autogestion a été administrée par des profanes qui ont souvent la même maladie que le patient8. changeront probablement au cours de leur condition chronique, ainsi leurs qualifications de gestion de soi devront être réévaluées régulièrement.9

Les résultats de l’essai suggèrent que l’autogestion est efficace pour les hommes présentant des symptômes non compliqués du tractus urinaire inférieur. La taille de l’effet est deux fois plus importante que celle de la pharmacothérapie sur les symptômes par rapport au placebo dans les essais randomisés.4

Le procès a cependant des limites. L’essai était pragmatique, car l’obstruction de la sortie de la vessie n’a pas été évaluée en mesurant le débit (bien que, de façon intéressante, les hommes ayant des volumes vésicaux résiduels supérieurs à 200 ml aient été exclus). Une proportion plus élevée d’hommes a fait des études universitaires dans le groupe d’autogestion que dans le groupe témoin (45% contre 24%). En outre, la sélection des participants peut avoir été biaisée car seuls les hommes ayant suffisamment de temps, d’intérêt et de motivation peuvent choisir de participer à un tel essai. Enfin, les hommes ne pouvaient pas être aveuglés par leur traitement.8

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Les résultats doivent donc être extrapolés à la pratique clinique avec prudence, au moins jusqu’à ce que des essais à plus grande échelle soient terminés. Néanmoins, entre-temps, l’atténuation des symptômes et l’amélioration de la qualité de vie grâce à l’autogestion aideront les patients et pourront réduire le fardeau financier des systèmes de santé. La promotion du travail d’équipe multidisciplinaire entre médecins généralistes, urologues et infirmières en continence est un pas important vers la mise en œuvre de stratégies d’autogestion au niveau local.